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Rieux-Volvestre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par G. Pradalié   
30-05-2013

     Rieux-Volvestre a été pendant longtemps la capitale administrative et religieuse du Volvestre.

 

 

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                Rieux est né d’un château et d’une église.

 

 

Le château était situé rive droite de l’Arize sur un promontoire qui domine le méandre de Rieux. D’où, semble-t-il, son nom au XIIe siècle : Rivalt (Rivus altus), plus tard Hauterive. A cette époque il est tenu par plusieurs seigneurs dont les Tersac-Gensac. Ceux-ci partagent leur seigneurie en 1238 avec le comte de Toulouse, puis en 1271 avec le roi. C’est pourquoi les fleurs de lys figurent sur le blason de la ville.

Du château, il ne reste que l’emplacement et le grand fossé (le balat d’Hauterive) qui le défendait à l’est. C’est le cimetière vieux de la Casterette.

 

 

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La Casterette : le balat d’Hauterive

 

 

 On ne sait pas à quelle époque il a été relié à l’église par un pont. L’actuel pont Lajous remonte à 1683. On y accédait autrefois par deux portes, une à chaque extrémité.

 

 

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Le pont Lajous

 

 

             Comme le château, l’église Sainte-Marie, installée sur la rive gauche dans le méandre, n’est mentionnée dans les archives qu’au XIIe siècle. Elle devient au siècle suivant le siège d’un archiprêtré, c’est-à-dire d’une subdivision du grand diocèse de Toulouse. Le rôle religieux de Rieux est encore renforcé par la création de deux couvents, l’un dominicain dans la ville (1275), l’autre franciscain à l’ouest, à l’extérieur du fossé.

 

 

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Plan cadastral 1823

1 La Casterette   2 La cathédrale

3 Les Jacobins  4 La halle

5 La Tourasse  6 La jugerie

7 Porte de Carbonne  8 Les Cordeliers

 

 

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Rieux avant la démolition des Jacobins et des Cordeliers

D’après une gravure de 1828

 

 

Ces deux couvents ont disparu au début du XIXe siècle. Du couvent des Franciscains (ou Cordeliers) qui se trouvait rue de la Coquère (Tannerie), il ne reste rien. Du couvent des Dominicains (ou Jacobins) ne subsistent que les emplacements de l’église (place des Jacobins ) et du cloître, ainsi qu’un grand bâtiment de briques (qui abrite aujourd’hui, entre autres, la compagnie du Papogay).

 

 

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Les Jacobins, arcades du cloître

 

 

En 1317, le pape démembre le diocèse de Toulouse et crée plusieurs évêchés, dont celui de Rieux. Une cathédrale modeste, à nef unique, est alors édifiée qui remplace l’église Sainte-Marie. Elle a été remaniée et agrandie au fil des siècles, notamment avec l’adjonction aux XVIe-XVIIe siècles, sur le flanc nord de la nef, d’une sacristie puis d’un vaste chœur destiné aux chanoines, pour remplacer le chœur médiéval beaucoup plus petit situé devant le maître-autel.  De la même époque datent les orgues.

 

 

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La cathédrale

A gauche, le chevet plat à contreforts. A droite le grand chœur des chanoines  

 

 

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Choeur des chanoines, miséricordes

 

 

La sacristie abrite un trésor miraculeusement sauvé des destructions de la période révolutionnaire : armoires, reliquaires (dont celui de saint Cizy), chapes et chasubles, etc.

 

 

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Le chapier de la sacristie

 

 

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Saint Sébastien (chapelle des fonts baptismaux)

 

 

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Escalier de clocher

 

 

Par manque de place, il semble n’y avoir jamais eu de cloître. En revanche, les évêques se sont fait construire un palais à l’ouest de leur cathédrale. Le premier a brûlé en 1510. Du second, reconstruit aux XVIe-XVIIe siècles et démoli à la fin du Premier Empire, ne restent aujourd’hui que la tour Valtan (du nom d’un évêque) et le grand portail.  

 

 

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La tour Valtan, son pain de sucre et sa flèche

 

 

Capitale religieuse de la région, Rieux en est aussi la capitale administrative. En 1272, le roi en fait le siège d’une Jugerie. Le juge royal de Rieux, subordonné au sénéchal de Toulouse, a la responsabilité d’une vaste circonscription dont le Volvestre est le centre et qui s’étend jusqu’en Couserans. La maison de la Jugerie et ses prisons se trouvaient rue de Mirepoix.

 

 

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Souvenir des prisons de la Jugerie

 

 

La ville était naturellement défendue par les rives escarpées de l’Arize, sauf à l’ouest où un grand fossé fermait le méandre dans sa partie la plus étroite. Son  enceinte, ses tours et ses portes ont disparu à la fin du XVIIIe siècle, notamment la porte de la Bastide (ou de Carbonne) à l’extrémité ouest de la Grande rue. Le faubourg de la Bastide était lui-même défendu par une autre porte flanquée d’une chapelle (Notre-Dame du Portail) démolie en 1774.

 

 

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Vestige du mur d’enceinte sous la rue du comté

 

 

La place Mgr de Lastic et la Grande rue sont bordées d’immeubles remarquables dont la très belle maison à pans de bois, sans doute une maison de marchand, qui fait face à la cathédrale (fin XVe siècle) et la maison des chanoines qui jouxte le portail de l’évêché (XVIIe siècle).

 

 

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Fenêtre de la maison à pans de bois

 

 

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Maison des chanoines

Domus capituli ecclesie Rivensis

 

 

La Halle occupe le carrefour des deux rues principales, la Grande rue et la rue d’Auriac qui conduit au pont du même nom, vers Montesquieu. Sa charpente daterait de la fin du Moyen Age.

 

La Tourasse est un grand bâtiment aristocratique qui remonte à la fin du XIIIe siècle. On peut l’attribuer aux Tersac. A l’origine, sa façade devait s’orner d’une rangée de fenêtres géminées comme celles de la maison médiévale de la rue Croix-Baragnon à Toulouse; il n’en reste qu’une seule.

 

 

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La Tourasse, fenêtre géminée

 

 

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Chapiteau

 

 

L’édifice a servi de maison commune à partir du XVIe siècle et de prison à l’époque révolutionnaire et au XIXe siècle. Elle abrite aujourd’hui un étonnant petit théâtre à l’italienne construit en 1923.

 

 

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Prison de la Tourasse, graffiti

 

 

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Le théâtre de la Tourasse (cliché O.T. Rieux)

 

 

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Plafond peint aux armes de Rieux

 

 

Dernière mise à jour : ( 03-06-2013 )
 
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