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De Tersac à Gensac Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par G. Pradalié   
14-10-2013

       Les châteaux de Tersac et de Gensac ont  appartenu à des familles qui ont longtemps dominé le Volvestre.

 

 

Tersac

 

     Du château de Tersac, situé en bordure de la Garonne, il ne reste rien d’époque médiévale, sauf, peut-être, les traces  d’un fossé qui rejoint à l’est un petit ravin plongeant vers la Garonne.

 

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Le château de Tersac vu du sud. La rangée d’arbres suit le tracé du fosse

 

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Tersac, d’après le plan cadastral actuel. En bleu clair le fossé

 

      Le bâtiment actuel remonte au XVIe siècle. C’est un édifice rectangulaire. Il comprend au sud un bâtiment étroit qui sert de cage d’escalier, accolé à un édifice plus ancien de trois étages, au mur très épais (1,50m). Le premier étage est formé de deux salles contiguës dotées chacune d’une cheminée en anse de panier. Elles donnent sur l’extérieur par de grandes fenêtres à meneaux.

 

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Façade sud-est

 

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Angle est vu du ravin

 

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Cheminée en anse de panier

 

     Au XVIe siècle, ce château modeste en forme de tour ne devait plus être que la résidence d’une branche cadette des Tersac, la branche principale résidant au château de Montberaud. Il avait dans ses dépendances un moulin sur le Volp (aujourd’hui noyé sous les eaux de la retenue de la Brioulette) et contrôlait le pont dit du diable sur la route de Cazères à Montesquieu.

 

      En revanche, il semble n’avoir jamais attiré ni église ni village. Il existait pourtant en 1791 sur son territoire une « commune » formée de treize familles qui, sur leur demande, fut rattachée à Saint-Christaud.

 

Gensac

      

        Gensac n’a pas toujours été à son emplacement actuel.

 

      Son nom vient peut-être de celui d’un grand propriétaire romain ou carolingien. Le premier Gensac, qui n’était  sans doute qu’un habitat dispersé, se trouvait à 500 m au nord, dans les environs d’une église Saint-Pierre et de son cimetière, et / ou au pied du premier château (sur motte ?) situé sur la colline à la cote 316. De l’église Saint-Pierre emportée par la Garonne et du château, il ne reste que des noms de lieu, le quartier Saint-Pierre et le Castet.

 

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Petit pot médiéval trouvé dans un silo du Castéran (fouille G.Manière, 1968)

 

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Saint-Pierre et le Castet, d’après le plan cadastral de 1823

 

       A quelle époque, l’habitat a-t-il glissé vers le sud et s’est-il groupé en village sur un site défensif qui domine le confluent de la Garonne et du ruisseau de la Pouège ?

 

      Le plan géométrique de Gensac pourrait faire penser à une bastide, mais les compoix1 du village, montrent qu’il n’en est rien. Dans le compoix de 1634, le grand espace central n’est pas une place mais le pré « voisinal » ou communal ; il est déjà entouré de maisons.

 

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Cadastre de 1823, partie nord  de l’enclos (hypothèse)

 

     A l’ouest, incluant l’église dans un angle, se dresse alors un « enclos » villageois fortifié, dont les murailles doublées d’un fossé abritent plus d’une vingtaine de maisons. Il n’est pas facile d’en retrouver l’emprise au sol, mais le bloc de maisons qui en 1823 bordait l’église à l’est en faisait partie. De quand date cet enclos disparu ? Sans doute de la deuxième moitié du XIVe siècle, époque d’insécurité et de construction de nombreuses fortifications villageoises (Le Plan, Palaminy, Carbonne, etc.)

 

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Mention de l’enclos, compoix de 1634 (AD 31)

 

Arnauld, Hercules et Daniel Darbas freres tiennent maison dans lenclos du dit lieu confronte avec Arnaud Yspan  Pierre Yspan tailheur  la rue et meurailhes du dit lieu  contenant doutze cannes

 Fait six florins cy…VI fl

 

   Mal orientée et cependant bien intégrée à l’enclos, l’église est certainement contemporaine de sa création. Mais l’édifice semble avoir été reconstruit  vers 1500. Son portail porte la date de 1599.

 

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Façade de l’église

 

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Portail de l’église (1599)

 

      Le compoix de 1666 mentionne le château de la famille de Sers qui pourrait avoir occupé la partie sud de l’enclos villageois, entraînant sa disparition. Ce n’est pas le château actuel construit peu avant la Révolution et qu’un autre compoix décrit avec ses écuries, sa basse-cour et son jardin, dominant le chemin du port.

 

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Portail du château

 

1 Les compoix sont des registres fiscaux qui dressent la liste des contribuables et de leurs biens (dans leurs limites) et fixent leur imposition.

Dernière mise à jour : ( 27-01-2014 )
 
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