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Carla Bayle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par G. Pradalié   
02-07-2014

   

     A 400 m d’altitude, Le Carla est un belvédère qui domine à l’est la vallée de la Lèze et au sud-ouest celle de l’Arize.

 

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Le Carla vu de l’est

 

     Son histoire connue ne commence qu’au XIIe siècle. Sous le nom de Caslarium, il semble appartenir alors à une branche de la famille de Durban. Mais l’abbaye de Lézat, des seigneurs locaux (les Saint-Maychens) y ont aussi des droits.

 

     Comme Saint-Ybars, Le Carla est un castrum. Au nord-ouest, sur son rocher, se dressait le château que l’église actuelle a remplacé.

 

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Le rocher du château et l’église

 

     Au centre, séparé du château par un fossé, s’étendait ce qu’un document de 1243 appelle le « barri du milieu, à côté du château ». Compact avec ses maisons desservies par trois rues, il est limité au sud par ce qui pourrait être un ancien fossé et la place de la mairie où se trouvait une église Saint-Jean.

 

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Le Carla d’après le plan cadastral napoléonien

1 L’emplacement du château  2 Le « barri » du milieu  3 Le quartier des «cantous»

 

     Au sud de la place, le lotissement change de plan. Il n’y a plus qu’une rue sur laquelle se greffent des ruelles transversales appelées les cantous.

 

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Un cantou

 

     A partir des années 1560-1570, l’histoire du Carla se confond avec celle du protestantisme régional, dont il devient, avec le Mas d’Azil, une des places fortes. Les protestants, groupés autour de leurs pasteurs (dont le père de Pierre Bayle) y forment une des communautés les plus nombreuses et les plus actives, même après la révocation de l’édit de Nantes (1685) et les persécutions qui l’accompagnent. Ils sont 778 en 1683 et 967 en 1820, plus nombreux que les catholiques.

 

     Les péripéties des guerres religieuses, dont les sièges de 1568 et 1625-1629 et leurs conséquences, ont profondément marqué Le Carla. Suite à la paix d’Alès (1629), ses fortifications ont été démantelées. Des mares au nord et au sud ont longtemps rappelé l’existence d’anciens fossés.

 

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Le tour de ville (ancienne escoursière) à l’est

 

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Le rocher et la base de la muraille à l’ouest

 

     Ses lieux de culte ont connu une histoire mouvementée. L’ancienne église Saint-Jean semble avoir disparu dans les années 1570. Sur la place, une croix signale la proximité de son emplacement. Ce n’est qu’après la révocation de l’édit de Nantes qu’une nouvelle église est consacrée sur le site du château (1687)

 

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Fonts baptismaux de l’ancienne église

 

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Porte de l’église

 

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1687 date de la consécration

 

     Du premier temple cédé en 1685 aux catholiques, on ne sait rien. Dans les années 1880 un second temple alors en mauvais état est remplacé par le bâtiment actuel qui dans sa conception, avec ses grandes fenêtres et ses deux niveaux de galeries (réservées aux hommes), rappelle certains des premiers temples protestants, tout en répondant aux besoins d’une communauté nombreuse.

 

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Façade du temple

 

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Coupe longitudinale de l’intérieur

 

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L’intérieur

 

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Monument aux morts

 

Quelques unes des 72 victimes de la guerre de 14-18.

 

Dernière mise à jour : ( 03-07-2014 )
 
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