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Le Fossat, une fausse bastide Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par G. Pradalié   
02-07-2014

 

     Le Fossat est né d’un château sur motte qui contrôlait un gué (ou un pont) sur la Lèze. Sa basse-cour, au nord, a accueilli un premier village  le long d’une rue centrale (Le Barry). Il était protégé à l’est par la rivière et à l’ouest par un fossé dont les eaux actionnaient un moulin (d’où son nom Fossatum).

 

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L’ancien fossé-canal du moulin

 

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La motte et les deux villages

1. Motte  2. Le Barry  3. Le réduit fortifié


 

     Au XIIIe siècle, ce village sortit de son enceinte pour se développer à l’ouest. La concession d’une charte de coutumes par les Lordat seigneurs des lieux en 1274 et la construction d’une église témoignent de ces progrès.

 

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La façade de l’église

 

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Le chevet à contreforts

 

     De l’église Sainte-Catherine de cette époque, il reste le portail ouest et les murs de la nef. La façade de briques avec ses faux mâchicoulis, sa coursive et ses tours, est plus tardive et sans doute postérieure aux destructions des guerres de religion qui affectèrent Le Fossat dès 1567-1568.

 

    Cette église s’insère dans le lotissement du village dont elle semble avoir commandé le plan. Celui-ci s’organise selon quatre rues parallèles et dessine un rectangle compact.  Les maisons s’y serrent, les rues  sont étroites, le souci de ne pas perdre de place est manifeste, alors que les esplanades qui les bordent sur trois côtés et occupent les anciens fossés, sont d’une largeur démesurée.

 

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Une rue étroite et ses couverts

 

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Le côté sud du réduit

 

    Contrairement à ce qu’on a dit, il ne s’agit donc pas d’une bastide mais d’un réduit villageois fortifié élevé dans une époque de recul démographique (la Peste noire) et de guerre, sans doute vers 1350-1360, comme ceux de Palaminy ou de Carbonne.

 

 

L’église Saint-André

 

   Avant que Le Fossat n’accueille une église, ses paroissiens devaient se partager entre Saint-Médard au sud et Saint-André au nord, qui toutes deux dépendaient du monastère de Lézat.

 

   De Saint-Médard située dans le cimetière ne subsiste qu’une ruine. En revanche, Saint-André a gardé son abside romane et sa large nef. Il n’est pas sûr que l’abside ait été voûtée. A l’extérieur, ses quatre gros pilastres dont deux sont à colonne (comme à Sainte-Suzanne) lui donnent une allure trapue.

 

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Vue d’ensemble depuis l’est

 

   L’intérieur de l’abside est plus élégant avec ces minces colonnes géminées et son bandeau à damiers qui court à mi-hauteur du mur.

 

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Colonnes et bandeau

 

   L’appareil des murs et l’étroitesse des fenêtres, en particulier de la fenêtre d’axe de l’abside, dénotent une certaine ancienneté.

 

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Fenêtre d’axe de l’abside

  

     La nef débordante n’a jamais eu de voûte. Son mur-clocher a été surélevé au XVIIe siècle.

 

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Porte sud de la nef

Dernière mise à jour : ( 03-07-2014 )
 
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