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Les Salenques et Ligny Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par G. Pradalié   
19-07-2012

    Il y avait autrefois deux églises aux Salenques.

 

 

Le monastère des Salenques

(Les Bordes-sur–Arize)

 

 

     Le monastère des Salenques a été fondé en 1353 par Eléonore de Comminges, épouse du comte de Foix (et mère de Gaston Fébus). Il accueillait une communauté de moniales cisterciennes, issues de la noblesse locale, sous l’autorité d’une abbesse.

 

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Le «château» des Salenques

 

     En 1574, l’année où ils s’emparent des Bordes, les protestants l’occupent et le détruisent. Les religieuses se réfugient au château de Pailhès, puis à Montesquieu. Malgré le retour de la paix religieuse en 1629, elles ne parviennent ni à récupérer leurs biens usurpés à l’occasion des troubles, et donc leurs revenus, ni à reconstruire leur monastère. Aussi, en 1681, s’installent-elles à Toulouse dans une nouvelle maison, non loin de Saint-Sernin (rue des Salenques).


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Plan XVIIe siècle (AD 31 202H 3)

 

     Du monastère médiéval, subsistent d’abord l’emplacement du cloître et les trois baies de la salle capitulaire.

 

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Les baies de la salle capitulaire

 

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Chapiteaux

 

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La salle capitulaire et l’église

 

     L’église mesurait environ 46 m de long. Il en reste le mur nord avec ses petites fenêtres trilobées et les traces d’arrachement de ses contreforts. Ce mur a été réutilisé dans le «château» moderne (qui a brûlé en 1997).

 

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Fenêtre trilobée vue de l’emplacement du cloître

 

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La même fenêtre vue de l’intérieur du «château»



      Cette église avait peut-être un transept et se terminait à l’est par un chevet à cinq pans dont on a retrouvé les fondations lors de fouilles en 2006 et dont est conservée une partie du mur nord percé d’une grande fenêtre.

 

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Grande fenêtre du mur nord du chevet

 

     Accolée à ce mur et donc postérieure, la  chapelle de forme carrée, avec son  pan coupé au sud-est, pourrait être la chapelle funéraire de la fondatrice.

 

     Il n’y a plus trace de l’église Saint-Félix des Salenques, antérieure au monastère, qui dépendait du monastère du Mas d’Azil et était à la tête d’une paroisse. Elle fut démolie à la Révolution. Elle se trouvait au voisinage immédiat de l’église abbatiale, au sud-ouest (voir plan ci-dessus), à l’emplacement ou non loin de la piscine actuelle.

    

Le château de Ligny

 

     A 1 km à l’ouest des Salenques, en bordure de l’Arize, le château de Ligny a succédé à une maison de maître dite de Balaguay appartenant à une famille protestante, les Lafont.

 

     En 1828, une descendante des Lafont, Claire-Marie de Marin épouse un de Berghes Saint-Winock, d’une vieille famille flamande. C’est lui qui, vers 1840, fait construire le château de Ligny dont le nom rappelle la dernière bataille victorieuse de Napoléon, bataille à laquelle il aurait participé.

 

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Façade est

 

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Porche à colonnes

 

     L’édifice est un grand bâtiment rectangulaire construit sur quatre niveaux, d’une architecture très sobre. Seule sa façade à l’est s’orne d’une entrée précédée d’un porche à colonnes surmonté d’un balcon.

 

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Porte de la chapelle (au dernier niveau)

 

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Salon. Décor.

 

     De la destruction du parc qui s’étendait devant le château n’ont réchappé que deux platanes, extraordinaires par leurs dimensions.

 

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Platane du parc au bord de l’Arize

 

Dernière mise à jour : ( 24-09-2012 )
 
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