De Mérigon à Montardit
Écrit par Ch. Miramont   
07-07-2013

     La première mention du château de Mérigon dans les archives est tardive : elle remonte à 1304. Il dépend alors des seigneurs de Montbrun. Il passe ensuite aux Foix-Rabat seigneurs de Fornex.

 

       Au cours des guerres de religion, sa situation qui commande à la fois la route du Couserans et de Saint-Lizier et la vallée du Volp, explique l'intérêt que lui portent les protestants du Mas d'Azil qui, de 1569 à 1575, l'assiègent à plusieurs reprises et l'occupent même quelque temps.

  

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Cadastre de 1830

  

     C'était une petite fortification de forme ovale perchée sur un piton dans un méandre du Volp. Il n'en reste que quelques pans de mur.

  

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Mur sud du château ruiné

  

     L'église existe en 1318 lors de la création du diocèse de Rieux. Consacrée à sainte Radegonde et (ou) à saint Jean-Baptiste, elle a beaucoup souffert de l'instabilité du sol sur lequel elle a été construiste (d'où ses puissants contreforts) et des violences de la guerre entre catholiques et protestants.

 

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Contreforts nord

 

      Le clocher-mur, très simple, n'a que deux arcades campanaires. Il est daté du XIVe siècle, sauf les trois pinacles plus récents. Le reste de l'édifice est le fruit de reconstructions à partir du XVIIe siècle.

 

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Le clocher-mur

 

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Deux dates de reconstruction

 


 

     Dès 1195 Montardit, son château et son église appartiennent à l'évêque de Couserans et ce jusqu'en 1576, date à laquelle la moitié de la seigneurie est vendue à des laïcs. 

     Sur son éperon, Montardit est un village-rue. Il a été fortifié, ce qui lui a permis lors des guerres de religion et à la différence de Mérigon, d'échapper aux protestants. Le château de l'évêque se dressait à l'extrémité est, au nord de la porte du village dont il reste des traces d'arrachement de la voûte. La maison qui l'a remplacé en a conservé des murs très épais.

 

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Cadastre de 1833

 

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La porte est

  

     A l'extrémité ouest, l'église Saint-Eutrope a subi au cours des siècles des remaniements qui restent inscrits sur son mur sud. A l'intérieur, la grenouille est dans le bénitier.

 

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Mur sud de l’église

 

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Grenouille de bénitier

 

     Sur le territoire de Montardit, la tutte Violette a été fouillée dans les années 1920 par l'abbé Sistac et Paul Vaillant-Couturier. Elle a livré du matériel de l'Azilien (vers -10 000).

  

     En contrebas de Montardit, dans la vallée du Volp, la curieuse chapelle Notre-Dame de la Goutte et son chemin de croix sont l'oeuvre de l'abbé Piquemal curé de Montardit. Sa construction, commencée en 1968, a duré une trentaine d'années.

 

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La chapelle

 

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Crucifixion

Dernière mise à jour : ( 07-07-2013 )